Dans la pupille de ta perte, moi, un reflet

Toi, la fine lumière emperlée qui tombe.

Sur le livre

La poésie de Hadassa Tal est une écriture de douleur et de beauté. “Quelle triste beauté ” écrit-elle dans un de ses poèmes, “Comment te livrerais-je à la terre”.
Mais c’est là précisément que réside la force de ces poèmes: Ils ne livrent pas la beauté à la terre. Ils la livrent au vent,
à l’eau, à la danse, ils l’élèvent “Au-dessus du sommet de la pensée”, ils épurent par son entremise “ce que la mort a de mort”. Ces poèmes brisés créent ce “miracle fuyant” qui permet de saisir ce qui est insaisissable, de connaître ce qui est inconnaissable. C’est ainsi qu’au long des pages de ce livre, ils traversent tour à tour des états et des registres de langage et
de voix, ne serait-ce que pour prendre une petite fille sur qui “les mots n’ont pas prise” et la faire échapper aux innombrables regards dans lesquels se reflète la prunelle, celle qui n’est plus.
Dana Amir.

D’édiition Hakiboutz Hameouh’ad, 2017.

Le livre a inspiré ce qui suit

Ces jours-ci, un documentaire est filmé sur la poésie de Hadassa Tal dans le cadre du programme américain “truestories“, dont le détail paraîtra prochainement.

Des poèmes de ce livre seront publiés en mai 2017 dans la revue culturelle et artistique française Temporel.